Fire! Orchestra – Echoes (Rune Grammofon, 2023)
Quand Mats Gustafsson relance son monstre orchestral, chaque note transpire la liberté ravageuse. Echoes pousse le collectif suédois vers un mélange de textures électroniques, de grooves post-rock et de hurlements lyriques, tout en citant des figures tutélaires comme Don Cherry ou Sun Ra mais sans jamais les copier. La critique étrangère n’a pas tari d’éloges : The Wire évoque « une expérience immersive qui pulvérise les frontières du jazz » tandis que DownBeat y voit « l’un des projets les plus vivifiants du XXIe siècle ». Au passage, le disque s’est hissé dans la plupart des classements européens d’albums de l’année.
Julien Desprez & Coax Orchestra – Coucou (Coax Records, 2022)
De l’énergie brute, du chaos organisé et un sens aigu du détournement : voilà la marque Desprez. Coucou, exploré par la presse hexagonale (Citizen Jazz, Jazz Magazine), est un patchwork sonore où riffs noise, voix trafiquées et rythmiques fracturées invitent à revoir la définition même du jazz d’avant-garde. Le disque a étonné à l’étranger, notamment lors de la tournée Coax aux Pays-Bas et en Belgique, où le collectif est salué comme l’un des fers de lance d’un free européen décomplexé.
Eve Risser’s Red Desert Orchestra – Eurythmia (Clean Feed, 2022)
Quand la pianiste française imagine une rencontre du free jazz et des polyrythmies sahéliennes, le résultat est une œuvre de transe aussi poétique que politique. La presse française a salué la vision collective de ce projet (Le Monde l’a inclus dans ses « 10 jazz à écouter cette année »), et Jazzwise loue « l’invention sonore et l’écriture audacieuse » de l’orchestre, qui incarne parfaitement la nouvelle ouverture internationale du jazz européen.