En se développant depuis plus de trente ans en Afrique de l’Ouest, Jazz à Ouaga est devenu une plateforme incontournable pour observer ce que la fusion signifie concrètement : il ne s’agit plus d’importer une musique américaine pour la métisser à la marge, mais de proclamer le jazz comme une matière vivante, à modeler selon les rythmes, inventivités et narratives locales. Dans chaque édition du festival, l’improvisation et l’hybridation déploient leurs ailes.
Dans une interview de 2018 accordée à RFI Musique, Madou Kone, directeur artistique du festival, précisait : « Le jazz n’est pas une musique étrangère ici, c’est un langage de rencontre… un rendez-vous où la tradition dialogue avec le futur ». Une position affirmée, loin de la caricature patrimoniale.