Il n’y a pas, en matière de logiciel d’enregistrement pour improvisation libre, d’outil “miracle”, ni de solution universelle. Ce qui distingue la pratique contemporaine, c’est l’élasticité de l’approche : on pioche, on hybride, on détourne, on s’empare du logiciel comme on attrape une percussion inattendue ou une pédale bon marché. Sur scène comme en studio, l’important demeure la capacité à préserver la surprise, à écouter l’instant et, parfois, à le magnifier sans lui faire perdre sa part d’équivoque.
Libre à chaque improvisateur·rice de composer — dans les deux sens du terme — son propre tableau de bord, le logiciel n’étant finalement que le prolongement de cette indiscipline joyeuse qui fait la sève de l’impro.
Sources : CDM Link, Create Digital Music, Point Culture, magazines Jazz News, Sound on Sound, interviews d’artistes (IRCAM, Jazz Magazine) et sites des logiciels cités.