Jamais fixiste, le jazz de 2025 cultive l’imprévu. Oser, brouiller les territoires, préférer la vibration à la révérence : voilà ce qui unit les meilleurs albums du moment – qu’ils soient chantés, joués, élaborés en studios high-tech ou gravés dans des caves de Saint-Ouen ou de Chicago. Ceux qui attendent “le retour du jazz” se trompent d’époque : il est déjà là, polyphonique, insaisissable et surtout nécessaire.
Le panorama proposé ici n’a rien d’exhaustif, mais il prouve une chose : il n’y a jamais eu autant de raisons de tendre l’oreille, de croiser des voix nouvelles et des orchestres mutants. Reste à ouvrir grand la porte, sans bruit mais tout en nuances.