Aujourd’hui, on parle beaucoup de la scène jazz britannique comme d’une ruche en ébullition. Impossible de rater le phénomène : artistes comme Shabaka Hutchings, Nubya Garcia ou Ezra Collective ont tous en commun d’être nés ou propulsés par cet écosystème bouillonnant. Mais ce terreau fertile, ponctué d’influences caraïbéennes, électroniques ou africaines, doit beaucoup à un acteur parfois discret et souvent mésestimé : les festivals.
Le Royaume-Uni n’a peut-être pas l’aura mythique de New York ou La Nouvelle-Orléans, mais depuis les années 1990, nombre de ses festivals conjuguent tradition et invention. Cette culture du “faire vivre la musique sur scène”, si typique des Anglais, se renouvelle sans cesse, et continue de remettre en question la définition même du jazz. Ici, l’audace a pignon sur rue, aidée par une programmation où l’invitation à l’aventure musicale n’est jamais un vain mot.