Au-delà de son succès critique, Promises fait la preuve vivante que le jazz peut et doit s’ouvrir à d’autres formes, sans craindre pour son identité. Il suggère que l’acte d’écoute est tout aussi important que l’acte de jouer. Alors que beaucoup se posent la question du « renouveau » du jazz, il rappelle que ce n’est pas la technique, mais l’audace, la rencontre, la fragilité même, qui écrivent son avenir. Promises, loin d’être un objet isolé, annonce peut-être la prolifération d’œuvres interstitielles, poreuses, à la frontière des styles. À l’heure où les repères vacillent, c’est cette malléabilité – cette promesse – qui assure au jazz sa vitalité persistante.
Sources principales : Pitchfork, The Guardian, The Fader, The Vinyl Factory, NPR, Discogs, Billboard.