Le jazz électronique européen n’est ni une mode, ni une simple déclinaison locale d’un modèle américain. C’est une tradition d’inventions, de bricolages, de refus des normes – exactement ce que le jazz est au fond, dans son ADN le plus pur.
Aujourd’hui, quand Ezra Collective, Portico Quartet ou GoGo Penguin (UK) remplissent les salles des deux côtés de la Manche, quand des labels comme Jazzland (Norvège), ECM (Allemagne) ou ACT (Allemagne/Suède) irriguent la planète de projets inclassables, on doit se souvenir que ce foisonnement n’est pas né d’un claquement de doigts mais d’une suite d’explosions successives, portées par des groupes dont l’histoire continue de s’écrire.
Le jazz, quand il dialogue avec l’électronique sur le Vieux Continent, n’a pas fini de nous surprendre – pour peu qu’on tende l’oreille au-delà des dogmes et des frontières. Et si, pour une fois, l’aventure du jazz européen se racontait au présent…