Historiquement, chaque vague d’innovation dans le jazz a provoqué cris d’orfraie et enthousiasmes. Aujourd’hui en Europe, le recours massif à l’électronique et au traitement du son signe moins la rupture que le prolongement de la dynamique même du jazz : repousser les limites.
- Explosion des hybridations à venir : Neurofeedbacks, IA générative, traitements temps réel via la 5G sont d’ores et déjà explorés dans des laboratoires et concerts européens (Listening Room de Bruxelles, workshops à la Sibelius Academy d’Helsinki).
- Déploiement de nouveaux réseaux : L’intégration de l’électronique favorise la circulation transnationale et l’apparition de micro-scènes hyper-créatives, capables de s’autoproduire ou d’organiser des événements éphémères.
Le jazz européen, traversé de mille turbulences sonores, a donc cessé de s’interroger sur la légitimité de l’électronique : il l’a intégrée, digérée, sublimée. Le traitement du son n’est ni l’ennemi du swing ni le gadget d’avant-garde, mais l’un des outils majeurs pour faire en sorte que cette musique reste, fondamentalement, inclassable.